Les nouvelles espèces de la Loire, conférence du 18 novembre 2014

publié le 23 nov. 2014 à 07:09 par rojoi famille   [ mis à jour : 11 févr. 2015 à 02:03 ]

La Maison de la Loire avait invité Karl Wantzen, de l’université de Tours, pour parler des nouvelles espèces de la Loire. Nous étions une dizaine du club à écouter cette conférence passionnante.

Certaines espèces ont été volontairement importées par l’homme au fil des siècles : pour sa nourriture, son artisanat… D’autres sont arrivées involontairement.

En effet, les échanges entre les différentes régions du monde ont toujours existé mais ils s’accélèrent actuellement. Les canaux relient les rivières ou les mers (canal de Suez). La Loire, par exemple, est reliée à tous les fleuves d’Europe.

Les bateaux transportent des plantes et des animaux parfois microcopiques sur leurs coques ou dans l’eau de leurs ballasts. Les invasions sont liées au développement économique : les palettes et les conteneurs passent d’un continent à l’autre.

Quand une nouvelle espèce arrive, les espèces locales ne savent pas encore se défendre et la nouvelle espèce prolifère si elle trouve des conditions favorables. Les espèces qui étaient déjà là et celles qui arrivent sont en concurrence pour la nourriture, l’habitat, la lumière…

Une espèce envahissante est d’abord peu visible puis elle se développe et envahit tout. Les espèces locales, si elles ont survécu, réussissent parfois à trouver comment se défendre contre les envahisseurs et un nouvel équilibre se crée.

Deux espèces sont bien connues en Loire : les corbicules et la jussie.

Les corbicules viennent des Etats-Unis où elles avaient été apportées par les Chinois qui construisaient les voies ferrées. Pour les Chinois, elles sont l’équivalent de nos moules : un bon repas. Mais elles ne sont pas restées dans les assiettes… Les corbicules filtrent l’eau mais réduisent le phytoplancton en suspension, ce qui nuit à d’autres espèces.   Le froid, la chaleur et les crues sont les ennemis des corbicules.

La jussie vient du Brésil où on trouve des plants éparpillés dans les fleuves. Mais chez nous, elle se trouve bien et envahit nos rivières. Difficile de s’en débarrasser, sauf peut-être à l’occasion d’une forte crue qui arracherait les plants…

Pour ceux qui voudraient en savoir plus, voici deux sites, le premier en français, le deuxième en anglais :

http://centrederessources-loirenature.com/

http://www.europe-aliens.org/

                                                                                                                                 Marie-Paule

Comments