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Visite du caisson hyperbare d’Angers, mercredi 13 août 2014

publié le 25 août 2014 à 03:20 par rojoi famille   [ mis à jour : 25 août 2014 à 03:34 ]

Une douzaine de personnes, des encadrants et plongeurs de l’ACA, se sont rendus au CHU d’Angers pour y découvrir le caisson hyperbare.

Les plus matinaux et courageux sont partis dès le matin pour une plongée sur le site de Bécon les Granits, ré-ouvert depuis peu aux plongeurs. C’est donc par une matinée fraîche mais ensoleillée que les plongeurs ont visité la carrière, dans une eau plutôt froide mais à la clarté tout-à-fait correcte, compte-tenu de l’abondance des pluies récentes, surtout au delà des 10m. Les carpes et esturgeons étaient au rendez-vous.

Après un pique-nique très convivial comme à l’habitude, les plongeurs ont retrouvé le reste du groupe pour la visite du caisson… heureusement sans lien avec la plongée du matin !

Cette visite a été dirigée par le responsable du caisson hyperbare, le Dr Souday, qui a fort bien expliqué le fonctionnement du caisson ainsi que son utilisation, tant pour les plongeurs que pour les patients de l’hôpital.


En effet, un caisson hyperbare permet de traiter les accidents de plongée, en particulier bien sûr les accidents de décompression ou ADD. Comme il y a peu de caissons hyperbares sur la zone ouest, le caisson d’Angers est amené à prendre en charge les accidents de plongée d’un large territoire. Mais cela ne suffit pas à le faire fonctionner. Il est donc également utilisé dans le traitement de différentes pathologies, comme les intoxications au monoxyde de carbone (CO), des infections sévères ou encore pour faciliter la cicatrisation des plaies. Chaque année, 150 patients sont encaissonnés, dont 5 ou 6 pour des accidents de plongée.



À Angers, le dispositif comprend trois caissons en forme de sous-marin :

Odyssée, un caisson multiplace permet de prendre en charge plusieurs personnes en même temps, avec un accompagnateur pour surveiller l’état des patients lorsque ces derniers sont comprimés. On peut y être assis (3 places, testées ici par Philippe, Isabelle et Monique), ou couché.   

Nemo, est un caisson-sas couplé à Odyssée. Le troisième, Nautilus, est un caisson individuel.

Chaque séance requiert un personnel important : le ou les patients sont entourés, d’une part par l’accompagnant dans le caisson, d’autre part par une personne aux manettes à l’extérieur et enfin par quelqu’un prêt à intervenir en cas de problème. En effet, les patients sont également surveillés de l’extérieur, depuis les larges consoles aux boutons… très nombreux !


En caisson, les séances médicales durent environ 90 minutes. La compression est lente : on met par exemple 15 minutes pour aller à 15m. Les palanquées sont constituées de plusieurs personnes. Il faut passer les oreilles comme en plongée. La musique diffusée dans les caissons aide à passer le temps…

Des tests de narcose à 50 mètres sont également proposés à certains plongeurs, avec reconnaissance de chiffres, labyrinthe, test de réactivité. Lors de la compression à 50 mètres on a très chaud dans le caisson… et froid à la décompression. Prévoir sa petite laine !

La visite a suscité de nombreuses questions et commentaires sur le fonctionnement du caisson, la comparaison avec la compression lors des plongées…

Après au moins 2 bonnes heures, le petit groupe a quitté le service d’hyperbarie et a poursuivi la discussion autour d’une boisson chaude.


La visite a été jugée très intéressante par tous les participants qui remercient le Docteur Souday pour la clarté de ses interventions et sa disponibilité. Ce type de visite pourrait être renouvelée.

S’il y a une leçon à retenir, c’est ce que le Dr Souday, lui-même plongeur, nous a répété plusieurs fois :

En cas de doute, NE PAS ATTENDRE ! APPELER LE CAISSON !

 

                    Valérie Jouanin.

Photos : Marie-Paule et Jean-Do

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